Un bâtard demi-sel parle aux bretons

 
Je ne pense pas avoir caché mes origines bretonnes ici. A tout dire, j'en ai même tiré une certaine fierté. Vantant la beauté de la mer, la culture celtique, la chaleur fraternelle de se retrouver dans le 14e parisien, non loin de la rue de la Gaité et ses merveilleux sexshop.
J'ai même des talents innés provenant de mon sang demi-sel. Je sais très bien lancer le Kouign-Amann. Je sais même le manger. (Recette typique à base de pas mal de beurre, de sucre. Vous rajoutez encore un peu de beurre et puis vous pouvez aussi le saupoudrer de miel beurré).
Je ne développe pas d'otites quand j’entends du biniou. Et je sais très bien supporter les chants marins.



(Rien que 3 minutes c'est chaud hein ?)

Durant mes longues pérégrinations en Terre Bretonne, j'ai aussi appris à ne pas marcher sur un Korrigan. J'ai bien constaté qu'il faisait beau plusieurs fois par jour.
Ah. Et je tiens pas mal l'alcool. Enfin, du moins, je le pensais avant de m'installer dans la Terre de mes Origines, accueillant Nolwenn à ma médiathèque comme on admet Louise Attaque avec sa carte de parti FN.

Ah mais voilà... On tape dans le vif du sujet. Malgré les efforts d'Alan Stivell pour l'intégrer (Grand artiste s'il en est...), le cas de Nolwenn est un bon exemple de l'élitisme breton.

Cette traîtresse qui salit des origines. Une bâtarde, de surcroît.

Voyez, je ne remet pas en cause la culture fine et poussée des bretons... (Qui aiment beaucoup la musique anglaise d'ailleurs. Le paradoxe me rend Gros Jean comme devant).
Mais quel putain de chauvinisme à la mord-moi-le-nœud-bien-fort-que-je-finisse-d’amarrer !
De la part de grands voyageurs qui partagent leur langue avec certains patois du Portugal... (Chaque portugais que j'ai rencontré était fier de dire qu'il partageait sa culture avec des origines Breizh)(Mais pareil hein, on était à Paris)(Recadrons le contexte).

« Non, mon gars. T'es pas des nôtres ici. » A tel point qu'il faut se demander ce qui est le pire : Être un bâtard, avoir fauté avec une parisienne, ou être Rennais. (Ouais... en fait les Rennais sont pas tout à fait comme les autres bretons. En fait, ils ont des quais d'où l'on voit le fond avec des bateaux chelous tout longs qui, en deux heures, te rendent à Paris. Paris!).

Alors, c'est sûr, ma famille bretonne est heureuse. Tout le monde qui partage vraiment mon sang, m'a accueilli à grands bras ouverts. Ma grand mère est heureuse de me voir plus souvent. Et dans son coin, le voisinage est chaleureux puisqu'ils me connaissent depuis tout petit.

Mais dans le port où je suis installé,  Ayima !!!!!!



(Téma comme c'est beau ma ville)

Il est évident que mes attitudes, mes réactions, mes références, mon expérience transparaissent et puent le parigo.



(Elle dit "Expatriés"... "EXPATRIES" Woh !)

Spa faute d'essayer de boire comme les purs-sang. Mais j'y arrive pas. Mon voisin de 20 piges à tout casser tient mieux que moi. Pourtant ! Pourtant, j'avais du cidre dans le bibi...

J'ai rencontré quand même quelques « noirs » (Des noiiiiiirs ? En Bretagne ?). Je ne sais pas s'ils sont mieux intégrés que les homos. (Homoooooo ? La nouvelle approche sexuelle Rennaise?).

Mais il me semble que non. Quand même. Faut pas pousser Mémé dans les orties de Brocéliande.

C'est bien dommage. J'aime de tout cœur ma ville. J'aime ces têtes de cons de bretons malgré tout, puisque j'ai aussi des façons de réagir en commun.

Et puis bon... La qualité de vie est vraiment très saine. En même pas trois quarts d'heure je suis à la plage. Je peux bouffer du très bon poisson frais à un prix normal. Et boire les bières belges locales. (Demande pas pourquoi, on a de très bonnes bières bretonnes, mais non, tu trouves surtout des bières belges. Les bières Irlandaises et Écossaises, c'est pour les touristes.).

Constatez que j'étais surtout parti pour une gueulante. Très remonté contre ce chauvinisme.
Je suis surtout déçu.

Par contre, moi, je vous accueille bien volontiers !
Venez voir le pays, vous le regretterez pas.




Commentaires

  1. Tiens, j'avais pas commenté ici...

    J'aurais JAMAIS cru qu'ils étaient aussi fermés par chez toi, dis donc... m'enfin faut les comprendre. Nolwenn Leroy suffirait à rendre n'importe qui méfiant de l'humanité dans son intégralité.

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  2. Mais merci hein Google de me prévenir quand tu commentes !
    Nolwenn ? A côté du Biniou ? C'est Lisa Gerrard...

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